Une cérémonie commémorative en mémoire de toutes les personnes décédées depuis l’ouverture de la Maison d’Hérelle a eu lieu le 8 mai 2010, 20 ans jour pour jour après l’accueil du premier résident, le 8 mai 1990.
Ce fut un après-midi chargé d’émotions : la lecture de témoignages de proches entrecoupée de chansons et l’échange avec les personnes présentes dans la salle qui ont partagé leurs souvenirs et leur reconnaissance pour toute l’équipe a été un moment très intense pour nous tous. Vous trouverez ci-dessous les paroles de La Quête de Jacques Brel, qui fut chanté par Madeleine Royer, un texte qui dit bien le déchirement et l’espoir.

La Quête, chanson de Jacques Brel
À l’image de l’atmosphère propre à la Maison d’Hérelle, nous sommes passés des rires aux larmes, de la tristesse à la joie car si nous étions là pour rendre hommage à ceux qui nous ont quitté, c’est avant tout en se souvenant de la vie qu’ils ont vécu et que nous avons eu la chance de partager.
Dans une société où les rituels sont de moins en moins présents et de plus en plus individualisés, cette cérémonie commémorative a eu une fonction de rituel de deuil qui nous a permis de nous reposer la question du sens à donner à l’accumulation de deuils dus au VIH/sida qui a été vécue depuis les débuts de cette épidémie.
Fidèle à sa philosphie, l’équipe et toutes les personnes présentes ont partagé leur tristesse mais sans oublier le chemin parcouru et le cheminement personnel et même social que l’arrivée du VIH a provoqué (pensons par exemple aux créations d’associations de patients et aux conséquences que cela a eu sur le pouvoir médical).